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Terminale L > Géographie > Des mondes en quête de développement : la Russie en recomposition

La Russie en recomposition

Depuis la chute de l’Union soviétique, le plus grand État du monde est en recomposition et doit faire face à de nombreux défis. Mais ses nombreux atouts et son ouverture au monde font d'elle une puissance émergente.

I. Une dure recomposition

A. Un territoire immense à gérer

  • La Russie est née de l'éclatement de l'Union soviétique en 1991
  • elle s'étend sur plus de 17 millions de km², soit 11 % des terres émergées.
  • Son territoire couvre 11 fuseaux horaires.

C'est un pays froid, ou la glace emprisonne 60 % du territoire en permanence (c'est la merzlota). Le froid est un obstacle majeur à la maîtrise du territoire :

  • Il empêche les cultures.
  • Il détériore les rails et les routes,
  • les fleuves sont obstrués par le gel et le dégel (l'embâcle et la débâcle), empêchant un réseau de transport efficace
  • Malgré 43 000 km de côtes, le gel rend impraticable les ouvertures sur les mers et océans.

La Russie d'Europe a un réseau de transport en étoile autour de Moscou et connecté à l'Union européenne.

La Russie d'Asie s'organise autour de la voie ferroviaire, du Transsibérien et du BAM (Baïkal-Amour-Magistral), tandis que de nombreuses régions du nord de la Sibérie restent enclavées.

B. La renaissance d'une puissance géopolitique

Certes, la Russie n'est plus l'acteur majeur que fut l'Union soviétique, mais elle retrouve peu à peu un rôle important sur la scène géopolitique internationale :

  • Elle s'implique dans le règlement des conflits (Tchétchénie).
  • Elle a un grand rôle dans la CEI (Communauté d’États Indépendants, regroupant les anciennes républiques de l'URSS).
  • Ses forces militaires sont efficaces.

Cependant, des tensions demeurent :

  • Le Japon souhaite récupérer les îles Kouriles annexées par Staline.
  • Sa frontière avec la Finlande est contestée.
  • La présence russe dans les États baltes est facteur de tension avec l'Union européenne.

II. Le défi démographique

A. La crise démographique

La Russie connait une baisse démographique :

  • Chaque année, le nombre de décès est supérieur de 700 000 au nombre de naissances.
  • La chute de la natalité s'ajoute à la hausse de la mortalité.
  • La crise est également sanitaire, avec une recrudescence de la mortalité infantile et la baisse de l’espérance de vie.
  • La chute de l'indice de fécondité à 1,3 ne permet pas le renouvellement des générations.

Dates & chiffres à retenir :

  • Le nombre de décès est supérieur de 700 000 au nombre de naissances.
  • L'indice de fécondité de 1,3 ne permet pas le renouvellement des générations.

B. Un territoire sous-peuplé

  • Avec 141 millions d'habitants, soit 2,1 % de la population mondiale, la densité moyenne est de 8,3 habitants par km².
  • Sans une immigration massive, la population pourrait chuter en dessous des 100 millions en 2050.

La répartition est déséquilibrée : 80 % de la population se situe en Russie d'Europe et le Sud est vide. Ces inégalités s'accroissent avec les migrations intérieures qui profitent à la Russie d'Europe et vident encore plus le pays.

Dates & chiffres à retenir :

  • La Russie compte 141 millions d'habitants, soit 2,1 % de la population mondiale.
  • 80 % de cette population se situe en Russie d'Europe.

C. Une urbanisation en panne

Sous l'ère soviétique, l'urbanisation a fait un bond et des villes ont été créées à partir de rien. Aujourd'hui, ce mouvement est stoppé et le taux d'urbanisation stagne à 73 %. Sur les 15 villes de plus de 1 millions d'habitants, 10 sont dans la partie européenne.

Moscou et Saint-Pétersbourg sont les deux métropoles fédérales et Moscou est la seule d'envergure globale. La diversité de l'activité économique et la richesse du patrimoine en font les deux villes les plus attractives du pays.

III. Une puissance renaissante

A. La reconversion en économie de marché

La chute de l'URSS a marqué l'entrée de la Russie dans l'économie de marché.

  • Son PIB atteint 1 000 milliards de dollars
  • le taux de croissance annuel est de 7%.
  • Depuis 2000, les investissements extérieurs ont été multipliés par 4.

Cependant,

  • la dette est considérable
  • le taux d'inflation est élevé
  • L'économie de l'ombre (fondée sur des activité illégales) représente 40 % du PIB.

Dates & chiffres à retenir :

  • Le taux de croissance annuel tourne autour de 7 %.
  • L'économie de l'ombre représente 40 % du PIB.

B. Gaz et pétrole, atouts de la mondialisation

La russie possèdes et exploite de nombreuses ressources naturelles :

  • La Russie est le pays le plus riche en matières premières
  • Elle se situe au premier rang mondial pour le gaz naturel
  • Elle se situe au deuxième rang mondial pour le pétrole
  • Elle se situe au sixième rang mondial pour le charbon.
  • Ses réserves minières sont également prolifiques.

La Russie profite du prix élevé de ces matières sur le marché mondial et l’État conserve le monopole du gaz.

C. La transition économique

  • Malgré ses terres étendues et fertiles, la Russie n'est plus une puissance agricole, car le collectivisme agraire a freiné les progrès dans ce domaine.
  • Les usines d'industrie lourde et de textiles sont en pleine mutation
  • les industries de biens de consommation sont aujourd'hui les plus dynamiques.

Les espaces mono-industriels de l'est de l'Oural sont sur le déclin, tandis que la Russie d'Europe jouit d'une main d’œuvre qualifiée et d'une modernisation accélérée.

IV. Les limites du développement

A. La faible mondialisation

Malgré ses efforts, la Russie peine à intégrer la mondialisation :

  • L'économie russe représente moins de 2 % du PIB mondial en 2006.
  • La Russie n'est toujours pas membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • Les investissements étrangers sont mineurs par rapport à d'autres pays et se concentrent sur la sidérurgie.
  • Le commerce extérieur est déséquilibré, puisque la Russie exporte des matières premières et importe des produits manufacturés.

Dates & chiffres à retenir :

L'économie russe représente moins de 2 % du PIB mondial en 2006.

B. Un bilan écologique catastrophique

Après des décennies de pollutions industrielles, le bilan est lourd :

  • 30 % des eaux potables sont en réalité impropres à la consommation.
  • 21 % des sols sont contaminés.
  • Les forêts sont victimes de pluies acides.
  • Dans 85 villes, la pollution atmosphérique est 10 fois supérieure aux normes internationales.
  • Les richesses naturelles sont surexploitées et peu protégées.
  • La maîtrise du nucléaire est faible et la radioactivité dépasse les normes sur de nombreux sites de stockage. Pourtant, la Russie prévoit de construire plus de trente nouveaux réacteurs d'ici 2020.

Dates & chiffres à retenir :

  • 30% des eaux potables sont en réalité impropres à la consommation
  • 21% des sols sont contaminés
  • Dans 85 villes, la pollution atmosphérique est 10 fois supérieure aux normes internationales

C. Une société à deux vitesses

Les indicateurs internationaux ne classent pas la Russie dans les pays du Nord

  • les disparités entre les habitants sont trop importantes.
  • Les nouveaux riches profitent du marché du luxe, qui représente 7 % des ventes mondiales
  • 20 % des Russes disposent de 52 % des revenus
  • les plus pauvres n'ont que 4%
  • les écarts entre les classes sociales s'accentuent.

Dates & chiffres à retenir :

20 % des Russes, les plus riches, disposent de 52 % des revenus.

V. Des déséquilibres territoriaux

A. Moscou, cœur de la Russie

Moscou est le centre économique et politique de la fédération de Russie, qui est hypercentralisée :

  • Elle concentre 25 % des étudiants.
  • 30 % des emplois technologiques.
  • 80 % du chiffre d'affaire des banques.
  • 80 % du trafic aérien.
  • Elle reçoit les trois quarts des investissements étrangers.

C'est le premier centre industriel du pays.

B. Des périphéries fragiles

  • Saint-Pétersbourg est le deuxième pôle économique du pays, mais doit faire face à la reconversion de sa production.
  • Quant aux périphéries lointaines de la Russie d'Asie, elles s'étendent sur près de 80 % du territoire et sont faiblement peuplées. Pourtant, ce sont des espaces stratégiques, car à fort potentiel énergétique (85 % des réserves de pétrole et 95 % des réserves de gaz du pays).

La façade littorale autour du port de Vladivostok est dynamique et réunit 25 % du commerce maritime du pays.

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Publié en : 2012

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I. Une puissance en devenir La russie se compose de différents pôles économiques : La Russie est hypercentralisée autour de la région de Moscou, centre économique et politique du pays. Saint-Pétersbourg est le deuxième pôle. Le reste du pays est

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