Terminale L > Philosophie > Le sujet : La conscience

La conscience : fiche de révision

I. La nature de la conscience

Étymologiquement, la conscience (cum scienta), c'est être présent à son savoir.

Descartes dit « je pense donc je suis », car la première certitude du sujet pensant c'est que s'il pense, il est nécessairement, car il faut bien que quelque chose pense. C'est à partir de cette certitude que se construit la connaissance du monde.

La conscience n'existe pas par elle-même, et se construit en fonction de notre expérience vécue. Elle s'inscrit donc dans une temporalité, avec d'un côté la mémoire, et de l'autre la capacité à se projeter dans le futur.

C'est cette temporalité qui nous permet d'apprendre de nos expériences et de faire des choix. De fait, elle fonde aussi notre responsabilité morale. Comme il est capable de faire des choix, l'homme doit pouvoir répondre de ses actes.

La phénoménologie dit que la réalité n'existe que dans notre conscience : toute conscience est conscience de quelque chose, et aucune conscience ne peut exister en tant que telle.

A retenir :

  • « Pour choisir, il faut penser à ce qu'on pourra faire et se remémorer les conséquences, avantageuses ou nuisibles, de ce qu'on a déjà fait : il faut prévoir et il faut se souvenir. […] Si conscience signifie mémoire et anticipation, c'est que conscience est synonyme de choix. » Henri Bergson, L'énergie spirituelle, 1919.
  • « "Je suis, j'existe" est une proposition nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en mon esprit ». René Descartes, Méditations métaphysiques, 1641.

II. La conscience de soi

  • La conscience n'est pas une chose, mais plutôt une force dynamique : Kant l'appelle la fonction transcendantale du sujet, le pouvoir à l'origine de l'acte de penser.
  • La conscience doit également se confronter au monde extérieur. C'est en rencontrant le réel que je prends conscience de ce réel, et de moi-même par la même occasion. Comme le langage fait exister la pensée, mon action dans le monde me fait exister dans ce monde.
  • Autrui est également une condition nécessaire à la construction de ma conscience. En effet, on est conscient lorsque l'on devient capable d'intégrer le point de vue d'une autre personne pour élaborer sa propre pensée.

III. Les limites de la conscience

La conscience a été remise en question dès le 19ème siècle :

  • Marx affirme que ce que nous nous croyons libre de choisir nos valeurs, alors que ce sont les conditions matérielles de notre existence qui nous poussent à penser de telle ou telle manière.
  • Nietzsche explique quant à lui que la conscience est le fruit d'une lutte entre nos différents instincts dont nous n'aurions pas conscience. Notre vie est guidée par ces instinct sans que nous nous en rendions compte, et le libre-arbitre n'est qu'une illusion.
  • Freud affirme que « le moi n'est pas maître dans sa propre maison », puisque des pulsions échappant à notre conscience nous poussent à agir comme nous le faisons.

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Publiée en : 2012

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La conscience est une faculté essentielle chez l'humain, qu'il convient de soigner. Pourtant, la conscience ne va pas de soi, d'abord parce qu'elle doit s'apprendre, mais aussi parce que sa définition est problématique. I. La nature de la conscience A.

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